dimanche 25 octobre 2015

Jeudi 21 août 2008 : Lieu-dit Lusclade – Saint-Cirq-Lapopie.

De retour au calvaire, je me remets en route à 10h15.
Le sentier se dirige au nord, longe le pech Lapeyre et descend assez rapidement vers le Lot. Après le passage de la voie ferrée, d’abord en balcon sous les buis, le sentier s’élargit. C’est un chemin de halage dominant la rivière. Les GR s’engagent alors à travers champs. Un épervier s’envole. Alternance de vignes et de tournesols.
Le sentier descend à Bouziès, un sympathique village faisant face à de belles falaises calcaires, par delà les toits des maisons.
Les maisons du Quercy sont considérées parmi les plus belles de France avec des blocs de calcaire blanc prenant au soleil des tons dorés, avec des décrochements de toitures et de tours pleins de charme. Les maisons les plus riches étaient flanquées d’un pigeonnier-tourelle en angle ou au centre de la façade. Le Lot est renommé pour ses nombreux pigeonniers, jadis éléments de prestige, recherchés pour les fientes de pigeons qui fournissaient la fumure.
Le sentier passe par-dessous le pont suspendu et continue sur la même rive le long du Lot. Des embarcadères invitent à la navigation fluviale. La rivière est navigable, avec des écluses restaurées.
J’atteins un chemin de halage taillé dans le rocher en encorbellement, avec de multiples entrées de grottes. C’est l’un des éléments les plus spectaculaires du patrimoine lié à la navigation fluviale, avec un bas-relief daté de 1989, œuvre du sculpteur D. Monnier. On y rencontre une foule de promeneurs et de VTT.
Le sentier quitte le bord de la rivière, rejoint une route au pied des falaises. Sur un piton rocheux, un pigeonnier…
J’ai rendez-vous avec Viviane là où un chemin sinueux escalade la falaise.  Elle n’est pas encore là, occupée à baigner Oscar un peu plus loin. Lorsque nous nous retrouvons, nous mangeons dans le camping-car, dans un recoin de la petite route.
L’après-midi, nous montons à Saint-Cirq-Lapopie et visitons la ville de 15h30 à 17h.


Ce village médiéval est presque entièrement classé Monument Historique. Perle de la vallée du Lot, Saint-Cirq a séduit les peintres, est devenu le havre des artistes après avoir été la patrie des tourneurs sur bois, des chaudronniers et des artisans d’art.
C’est un ensemble unique perché sur un énorme escarpement de rochers, s’élevant à plus de cent mètres au-dessus de la rive gauche du Lot : amoncellement de petites maisons qui grimpent au flanc de la colline, avec des tons de rouge, ocre, rose-orangé et des nuances de gris. Nous flânons, sous un soleil qui cogne, à travers les ruelles escarpées, bordées de maisons anciennes qui étourdissent par l’abondance de détails : façades en encorbellement et à poutres apparentes, colombages, tours et tourelles, fenêtres gothiques à ogives, baies Renaissance à meneaux…



Du sommet des ruines des châteaux, on découvre un admirable paysage. En face, la bordure du causse de Gramat déroule ses reliefs boisés.
Le village n’est pas conçu pour le tourisme de masse. Et pourtant, bien sûr, les touristes sont là (tout comme nous !).
On rejoint le Boxer où l’on a laissé Oscar. Vite, pour nous faire pardonner, on l’emmène se baigner dans le Lot.

Nous nous rendons au camping municipal de Saint-Géry, aperçu hier sur la rive droite. Un endroit sympathique et calme, avec seulement quatre campeurs.

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