dimanche 25 octobre 2015

Samedi 20 mai 2006 : Lavaud-Hugier – Soumeix.

Nous avons passé la nuit sur l’aire de camping de Vallières.

Pas de chance avec le temps : pluie, bourrasques…
Les genêts sont en fleurs. Après la traversée d’un bois, le GR 46 emprunte une petite route sur 3 km jusqu’à Magne. Une hermine traverse la route, en vadrouille de fossés en fossés. Après Magne, ce sont des lapins que je rencontre près d’un hangar où je m’arrête un instant.
Au puy de la Croix, l’itinéraire débouche sur un milieu de tourbières, atteignant les contreforts du plateau de Millevaches
Rien à voir avec les belles limousines, malgré les troupeaux qui y paissent. Son nom dérivé d’une langue celtique : « mil batz » (1000 sources), le plateau de Millevaches est une énorme masse de granite, peu accidentée, assez désolée, très froide et faiblement peuplée. Les importantes précipitations font du plateau un réservoir d’eau où de nombreuses rivières prennent leur source : la Corrèze, la Vienne, la Creuse, la Vézère... qui iront se jeter vers la Loire ou vers la Dordogne selon leur versant de naissance.
Le plateau s’inclut dans la zone des hautes terres de la Montagne limousine. Beauté sauvage où les landes de bruyères, d’ajoncs et de genêts alternent avec les bouleaux et les conifères.
Altitude : 720 m. Le parcours se poursuit dans les landes ou la forêt. Il pleut toujours. La rivière Thaurion serpente dans la lande.
Je débouche sur la ferme Vincent, aux abords du lac de la Vaud-Gelade. J’aperçois le fourgon en bord de route. Trempé, je promène quand même Oscar, brièvement. Nous mangeons à proximité du barrage du lac où débouche le Thaurion.

Surprise : le soleil réapparaît. Je reprends mon chemin, côtoie un troupeau de salers, ces vaches rustiques du Massif central à la belle couleur fauve et au poil frisé. Le GR progresse dans un paysage de landes et de tourbières, typique des hauteurs limousines. L’embellie ne dure pas, le ciel se couvre à nouveau. Avant le hameau de Jansanetas, je longe des étangs. Des barquettes artificielles de nidification forment d’étranges bouées à la surface de l’eau.
Après la traversée d’une route départementale, le sentier se dirige vers le lac de Vassivière, dans un cadre superbe, sauvage et boisé.
Mis en eau en 1950, le lac de Vassivière d’une superficie de 1000 ha est le plan d’eau le plus important du Limousin. Il se partage entre Haute-Vienne et Creuse, et huit communes le bordent.
Je gagne Soumeix, un hameau de Royère-de-Vassivière.

Nous faisons en voiture le tour du lac. Nous nous installons par la suite au camping de Vauveix, au bord du lac.

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